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CORSAIR 37


Description

Format très compact au port, mais sécurité du trimaran moderne en mer, repliabilité aisée avec la cinématique verticale simple, robuste et sans entretien, ergonomie de pilotage remarquable, performances étonnantes en croisière rapide et même en régate, habitabilité confortable pour 4! Il est inutile de décrire plus avant les innombrables qualités de ce trimaran moderne et rare. Visible Méditerranée Française. Le C37 est en fait un C36 avec une petite jupe et un mât rotatif carbone. EQUIPEMENT SUPER COMPLET!

INVENTAIRE

C37 de 2007, je suis le 3eme propriétaire.
Bateau importé et immatriculé en hollande, revendu à un italien, puis moi même.
Toutes les bagues du système de pliage neuves
Peinture sous marine plaques silicone 9/10
Filets AV neufs
Filets principaux parfaits
Filets des sièges de cockpit Ok
rechanges neuves fournies
2 coussins de cockpit
2 mouillages
4 winchs harken 42/2
2 winchs harken self tailing 40
2 winchs harken St 32 sur mat
4 bloqueurs sur mat
Mat bôme bout dehors carbone .
GV 3 ris foc sur enrouleur Harken 10/10 taud GV Corsair 10/10
Gennaker 9/10 sur stockeur Cobigo
Accastillage spi sur bras arrière
2eme foc disponible état d’usage
Pilote raymarine électrique
2eme pilote ST 100 avec télécommande
Gps Garmin 922 neuf
1 compas de route
Vhf AIS 1vhf a main
Émetteur AIS couplé sur antenne vhf
Radio cd avec HP intérieur extérieur
Sondeur/Speedo flush raymarine
Anémomètre / girouette avec capteur angle de mat
Dessalinisateur schenkel 30l/h pointe avant
Eau douce sous pression wc douche cuve eaux noires
Échelle de bain douchette tableau arrière échelle de pont
Capote sur descente
Taud cockpit
1 pompe de cale 1 pompe de douche
2 pompes à main
Réchaud gaz Eno 3 feux 2 bouteilles
Moteur HB Honda 15cv révisé couplé à la barre Alternateur relevage électrique commande cockpit
2 nourrices
Panneau solaire sur mât arrière
Régulateur Mptt
Indicateur victron energy
Batterie démarrage 50 A
Batterie service lithium 160 A
Prise quai avec chargeur 220v
12v et 220 v
Tableau électrique
Feux mouillage et mât
Boule mouillage
Lampes LED
Frigidaire de série et glacière supplémentaire
Sièges carré 9/10

Annexe YAM 240 STI
Moteur HB SUZUKI 4 T
Survie plastimo Juillet 2020 Transocéan 6 places + de 24h
Feux à mains
6 gilets
Balise EPIRB GPS
Pinoches extincteurs couverture antifeu feu à retournement bouée couronne etc...
Baromètre hygro

EXTRAIT ESSAI MMAG/MHULLS WORLD (disponible au magazine en pdf)

Un multicoque jubilatoire

Une soixantaine de miles séparent La Rochelle de l’Ile d’Yeu, mais des Minimes à Port Joinville il peut y avoir loin de la coupe aux lèvres… selon l’orientation et la force du vent ! Comme se plait à le répéter Antoine, "en croisière si tu fais du près, tu t’es trompé", tout le monde ne possède pas les puissants gris-gris du Chaman chantant! Oserais-je l’avouer, j’aime le près…, tout dépend de la monture (et des conditions de mer !). CHALLENGER, notre Corsair 36’, se rendant daredare à la Tripate (régate festive de la Baie de Quiberon), il fallait se satisfaire du vent d’Ouest prévu sur la zone! D’entrée de jeu le contact avec le Corsair se passe bien, l’ergonomie générale est futée, il y a de la place et le bateau reste simple. Le moteur Honda 4 temps, intelligemment relié au safran par une biellette pivote selon les besoins des manœuvres, la puissance et le couple semblent très suffisants dans des conditions normales d’utilisation et évitent l’encombrement, le poids et l’entretien d’un Diesel fixe. Le relevage et le démarreur électriques, associés au silence du fonctionnement, achèvent de me séduire. L’envoi de la GV est une formalité effectuée à la main, un des nombreux points positifs à mettre au compte du mât rotatif. Le profil aluminium anodisé (carbone sur le 37') est rustique et fiable, il exonère le gréement des périphériques habituels (barres de flèches multiples, guignols, …) et améliore sensiblement l’aérodynamisme. Un beau jeu de voiles Calvert Sails en Pentex et un bout-dehors carbone rétractable complètent ce compartiment réussi. Dérive basse, nous cherchons à gagner du latéral pour ne pas se faire dépaler sous l’Ile de Ré, mais à 11 nœuds, l’aisance du 36’ a tôt fait de nous rassurer sur ses performances. Le Pertuis breton, premier col de l’étape, est avalé en 1h15 dans une brise de 10-12 nœuds. La sortie en mer libre révèle un joli fond houle de nord ouest(2m) qui ne cessera de se renforcer en cours d’après-midi. Corsair a installé sur la plage arrière des bancs de quart en mesh à structure tubulaire, ce dispositif robuste est remarquable. Confortable et sécurisante, cette "terrasse" est parfaite au mouillage et procure une position de barre (façon wing) tout à fait adaptée, je ne cesserai d’en faire l’éloge.

Comme sur la plupart des trimarans modernes, les sensations de barres sont réelles, et l’effet directionnel du safran renforce le plaisir de l’exercice. Le vent refuse et fraîchit, en bordant partout, le 36’ maintient le cap. Le nez dans la plume, il bataille entre 8 et 11 nœuds contre le clapot et la houle. L’allure reste confortable et efficace et nous sortons en cap et vitesse tous les monocoques présents sur le plan d’eau. Les premiers grains assaillent le Corsair confirmant la bonne tolérance du plan de voilure. Le plus fort d’entre eux, nous obligera à partir au largue dans un déluge d’embruns et de pluie. Flotteur en appui maximum, le 36’ galope à 18-20 nœuds pendant 1 mile et reprend sa route. Pendant l’épisode, le bateau a manifesté une agilité et un contrôle de safran parfait, le flotteur sous le vent nageait paisiblement, porté par un volume tout à fait rassurant. Je laisse l’équipage à Port Joinville où nous arrivons à 18h, satisfaits des performances de notre tri. L’impératif de navigation ne nous a pas permis de faire fumer l’engin sous asymétrique, allure favorite du Corsair 36’, je vous promets de revenir. Xavier, le propriétaire de CHALLENGER, a bouclé son programme, effectué une bonne prestation pendant les régates de la Tripate et ramené le bateau à son mouillage de Port Médoc d’une seule traite : une belle semaine en trimaran, non?









CONCLUSION

Malgré des défauts de finition et quelques erreurs d’équipement (barre fragile, winches et barre d’écoute de GV perfectibles) dont le chantier a pris conscience et qui semblent être corrigés sur le 37’, le Corsair 36’ est un trimaran séduisant et attractif. Performant, sain, doté d’un mât rotatif pertinent et simple, il reste facile à utiliser. Sa maintenance sera légère et il bénéficie des atouts de sa géométrie. Son point fort : c’est un bateau de croisière sportive… Extrêmement amusant !



Les + :

Personnalité attachante
Performances
Simple et confortable


Les - :

Finitions
Prix élevé (comme tous les trimarans repliables)
Diffusion confidentielle


Les concurrents

Modèles

Chantier

Surface voiles au près

Déplacement en t

Prix en € HT

Seon 96

Seon AB

60m2

1.4

NC

Triforsix 34

Tournier Marine

69m2

3.25

234 000

Trimax 10.50

Trimax

70m2

2.5

219 000

Dragonfly 35

Quorning Boats

76m2

3.7

260 000



Fiche technique

Architecte : Bureau d’étude Corsair

Constructeur : Corsair

Longueur : 10.97m

Largeur : 7.8m

Tirant d’eau : 0.51/1.83m

Appendice : dérive sabre

Surface GV : 49.42m2

Surface génois : 26.45m2

Surface solent : 12.75m2

Hauteur du mât : 14.48m

Poids à vide : 2.495t

Nombre de couchettes : 4/6

Motorisation : Honda 4 tps, 15 à 20CV

Eau : 132 l

Prix : 206 000€



Différences 36’/37’

Jupes rallongées
Safran en fourreau
Mât et bôme carbone
· Galhaubans textile

.





extrait essai C37 C

35 nœuds de vent d’Est sur la croisette !

Le rendez-vous des équipages de la Multimed 2009 fait grise mine ce matin et à 12h, Didier Sapanel annule prudemment la journée (Cannes-St Tropez, mouillage aux Canoubiers et retour). Malgré (à cause ?) de cette météo chafouine (30-35nd d’Est en rafales), nous poursuivons notre programme d’essai et préparons l’appareillage avec notre 37’RS de démonstration, invitant Pierrick Pédron et ses boys (du F27’ Formula, SHADOWFAX) à partager quelques runs, potentiellement humides ! Le 20cv Honda est parfaitement adapté au bateau, couple et vitesse sont très suffisants pour qui épouse la philosophie d’une vraie motorisation auxiliaire (intérieur dégagé, économie de poids, suppression de la transmission à travers la coque…). Le safran coulissant dans une boîte articulée et la nouvelle jupe constituent des progrès par rapport à l’ancienne version du 36’, mais j’aurais préféré une fixation entièrement composite à la place des femelots inox, une sécurité d’éjection de la pelle pourra également être réfléchie.

Aussitôt dehors, sous 1 ris solent, le 37’ ne cesse d’émettre des messages positifs. La mer est désordonnée, courte sur le plateau rocheux à l’Ouest des Lérins ; la houle d’Est court à travers ce champ de mines, mais tout va bien à bord ! Équipage au rappel, j’ouvre les gaz au bon plein et me sens immédiatement en sympathie avec ce joli trimaran ; la vitesse bateau est régulière et élevée (13-14 nd), le passage à la vague, franc et souple. En longues foulées, le 37’RS nage avec force tout en laissant une trace délicate et communique des sensations-structure homogènes. La géométrie générale est vraiment dans le coup, la barre reste légère, directionnelle, presque neutre. Le carbone raidit la plateforme et les 350kg gagnés sur la version de base (déjà performante) se ressentent nettement. La progression contre le vent est rapide et nous nous trouvons déjà à plusieurs miles au large, bien placés pour abattre sur le fond de la baie de Mandelieu pour un run débridé. Au grand largue bâbord amure, le RS se montre généreux, précis et sécurisant. La poussée verticale des flotteurs est franche et génère beaucoup de confiance. En festonnant sur les crêtes et en suivant au réglage génois, l’engin ronronne à 18-19 nœuds, surfant au-delà de 22 nd ! Les garçons de SHADOWFAX ont la banane, j’en rajoute donc un peu pour notre plus grand plaisir ! Cet exercice dans la mer croisée et le vent fort démontre un potentiel vraiment ludique et une bonne marge de sécurité. Les flotteurs travaillent en vraie intelligence avec la coque centrale.



Un joli potentiel en régate

Le lendemain matin, le coup de tabac a disparu et il ne reste que 12 nœuds de vent sur une piste cabossée. Départ, bouée de dégagement, puis un long bord à 120° sous spi asymétrique (une magnifique voile, puissante, permettant de bien descendre dans le vent ; même commentaire élogieux pour la GV et le foc en sandwich Kevlar de chez North) à 12 nœuds en début de planning dans un air mollissant ; je suis sûr de griller la politesse à Dave Thomas et son F25’ proto (ce tri est un des plus accrocheurs de la multi 2000). Hélas, la compétence de l’équipage et les qualités de cette bombe de course parviennent à contenir notre pression jusqu’à la ligne ! Nous commençons à mieux connaître la monture et franchissons en tête le départ de la 2ème manche, Aymeric de Chezelles contrôle bien la flotte (et surtout nos 3 concurrents directs : les 2 Farrier et le F40 FILDOU). Lorsque le rideau tombe, je reprends le manche dans une pétole fumante ! Au ras des cailloux de Port La Galère (sic), la houle résiduelle et le ressac bousculent la plateforme ; après d’incessantes manœuvres pour faire voler les voiles (genaker et GV), le 37’ s’extrait de ce guêpier. Sortir un multicoque d’une telle situation est une épreuve délicieuse et redoutable pour les nerfs qui procure une satisfaction intense. C’est aussi un excellent test pour le bateau, mettant en évidence l’ensemble des qualités dynamiques (rapport poids-puissance, coupe des voiles, respect du devis de poids, …) et l’ergonomie de pilotage (confortable, reposante et "sécure" sur le 37’RS avec les bancs de quart façon "wing"). Le genaker parvient maintenant à rester gonflé, la "grande" porte bien, les chiffres de la centrale Tactik égrènent leur progression et nous ouvrent les portes d’un bonheur simple, celui de la victoire ! À 10 nœuds le 37’RS franchit la ligne après avoir déjoué l’un de ces pièges à vent, si fréquent en Méditerranée ; la flotte, partie au large chercher fortune s’est engluée dans un ressac stérile. Christian Malardeau (l’importateur des Corsair) trépigne de joie : son tri vient de coller 35mn au 2nd sur une manche de 2h !



CONCLUSION

Superbe machine à procurer du plaisir à la voile, le 37RS est également un vrai bateau de croisière, clair, confortable et élégant. Lège, il s’avérera un instrument de régate redoutable dans les mains d’une famille sportive. Sur notre N°4, les petits soucis de qualité de fabrication (contre-moules intérieurs assez toc, bulles dans le gelcoat du plafond de roof, …) étaient encore présents, mais doivent avoir disparus aujourd’hui (N°8 vendu). Les qualités du 37’RS le propulsent directement dans le cercle assez fermé des repliables haut de gamme avec le Seaon, le Dragonfly 35’, le futur Trimax et quelques autres. Moins aisé à manipuler qu’un système horizontal (mais aussi moins complexe et plus léger !), la géométrie variable sera surtout utilisée en prao dans les ports encombrés et pendant l’hivernage.


Informations

Chantier CORSAIR MARINE INTL
Modèle Corsair 37
Année 2008
longueur hors tout 11 m
largeur 7.8 m
Tirant d'eau 0.53 m
déplacement 2500 kg
architecte Corsair Marine
en production Oui
dérives derives
materiaux sandwich mousse verre polyester
état général excellent

Motorisation

nombre de moteurs 1
type Outboard
modèle/marque Honda
système de transmission HB
puissance 15
année 2008
nombre d'heures 150 heures

Gréement et Voiles

hauteur du mât 14 m
grand voile 48 m²
foc 26 m²
spinnaker 130 m²

Aménagement

nombre de cabines 2
de salles de bain 1

Electronique

gps GARMIN 922
cartographie électronique OUI
AIS Oui
Radio Oui
Haut-parleurs de cockpit Oui
Lecteur CD Oui
Loch speedomètre Oui
Sondeur Oui
VHF Oui
Pilote automatique Oui
Traceur Oui

Réservoirs

Réservoir d'eau 1x132L
Réservoirs de carburant 2x50L
Réservoirs des eaux noires Oui

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